« Tu ne changeras jamais les choses en combattant ce qui existe déjà.
Pour changer les choses, construis un nouveau modèle qui rendra l’ancien obsolète.»
R. Buckminster Fuller

mardi 17 janvier 2012

7 projets pour changer le monde

Le texte que je soumets à votre esprit critique a été rédigé à l’occasion des Présidentielles de 1995. Je n’y ai apporté que quelques modifications, ce qui témoigne, vous l’allez voir, de la persistance des problèmes auxquels nous sommes confrontés.

Après une analyse je crois  lucide et sans concession de la situation présente, éclairée par plusieurs millénaires de pensée politique, je vous propose 7 projets susceptibles, sinon de changer le monde, tout au moins de transformer notre société pour la mettre en cohérence avec les avancées de la science et de la connaissance.

Le projet “Pégase”  entend innover en matière de transport en prenant en compte tous les problèmes posés par le développement chaotique du transport dans tous les pays développés, qui est subi plutôt que choisi et en inventant le moyen de transport du XXIe siècle.

Le projet “Vesta” (déesse du foyer domestique chez les Romains) propose une solution originale à la question du logement, s'attaquant également aux problèmes humains générés par les solutions adoptées depuis plus de cinquante ans.

Les projets “Rabelais” et “Sisyphe” sont entièrement consacrés à l'éducation dans l'acception la plus large du terme et en renouvellent la problématique en lui redonnant sens et cohérence et en proposant notamment l’institution d’une année initiatique pour les lycéen(ne)s entrant en seconde. (Donner du sens à la connaissance)

Dans le projet “Agora”, j'imagine des solutions pour rénover, refonder, dynamiser la vie publique et concevoir la politique AUTREMENT, notamment en instaurant la Démocratie réelle, c'est-à-dire en confiant aux "séniors" un rôle prépondérant et en faisant de l'âge de départ à la retraite la variable d'ajustement, seul moyen de résoudre en douceur les formidables problèmes de société qui déjà nous assaillent (chômage, transmission des savoirs, éducation, délinquance, aide aux personnes (très) âgées...)

Le projet “Atlas” s'attaque au gigantesque problème de la mondialisation de l'économie que je propose d'organiser plutôt que de subir.

Et enfin le projet “Héra” (déesse du mariage chez les Grecs) avance quelques propositions pour donner aux familles (cellules de base de la société) les moyens, à la fois matériels, intellectuels et humains de mener à bien leur mission.

Conclusion : Tous ces projets ont pour ambition d'améliorer les conditions de vie des Françaises et des Français dans le respect de l’environnement, d’éradiquer le chômage et de permettre à chacun de s'épanouir en exerçant une activité en rapport avec ses compétences et avec les besoins de la société, de moderniser la vie politique et de préparer un monde plus accueillant pour nos enfants et petits-enfants.



lundi 16 janvier 2012

7 idées forces pour guider notre action

1) Le progrès, héritage des « Lumières », ne vaut que s’il est partagé par tous.

2) Régler les problèmes les uns par les autres, qui sans cela s’accumulent, se cumulent, avant de devenir insolubles et de produire de ces « usines à gaz » toujours prêtes à exploser ; non plus les uns contre les autres mais les uns avec les autres.

3) Anticiper le court terme, prévoir le moyen terme, ne pas compromettre le long terme, ce qui exigera beaucoup de discernement de notre part.

4) Nous placer dans une perspective évolutionniste car « rien ne prend sens si ce n’est à la lueur de l’évolution ». (Le pacte de stabilité signé entre les Européens en est à la fois la plus brillante et la plus caricaturale démonstration !)

5) Privilégier une vision globale, holistique rendant mieux compte de l’extraordinaire Complexité d’un monde où « tout agit, réagit, interagit, rétroagit, inter-rétroagit » pour reprendre la formule d’Edgar Morin.

6) Encourager, voire initier des processus d’Auto-organisation seuls en mesure de répondre à cette complexité.

7) Promouvoir l’approche systémique car tout dans l’univers fait système.

Tels sont quelques uns des concepts à partir desquels
nous allons TOUS ENSEMBLE,
refonder la pensée et l’action politique



dimanche 15 janvier 2012

Introduction : Leçon des Lumières

Le monde crée nos pensées,
nos pensées créent le monde

"Tant que les philosophes ne seront pas roi dans les Cités, ou que ceux qu'on appelle aujourd'hui roi ne seront pas vraiment philosophes [...], il n'y aura de cesse aux maux de la Cité, ni, ce me semble, au genre humain, et jamais la Cité que nous avons décrite tantôt ne verra la lumière du jour" .
(Platon : La République)
Puisque les princes qui nous gouvernent tardent à devenir philosophes, que les philosophes deviennent rois !
(Philosophie au sens d’amour de la sagesse et en ce sens, chacun d’entre nous peut s’en réclamer).

Aujourd’hui les philosophes sont astrophysiciens, biologistes, anthropologues, sociologues, éthologues, ethnologues, historiens … Ils ont pour mission de nous rendre ce monde intelligible, tout comme Copernic, Galilée, Newton, …., renouant avec les philosophes grecs de l’antiquité (Anaximandre, Parménide, Héraclite, Pythagore, Socrate, Platon, Aristote...) et rompant avec les dogmes religieux ont, non pas rallumé, mais ravivé le feu qui couvait sous la cendre depuis plus de seize siècles pour rendre ce monde un peu plus compréhensible.

C’est ce feu qui éclairera une grande partie de l’Europe pendant tout le XVIIIe s. le "Siècle des Lumières" et inspirera la pensée de toutes celles et tous ceux qui transformeront la société, le monde dont nous sommes les héritiers.
S’est alors dévoilé un monde mécaniste, rationnel, prévisible, régi par des lois non plus divines mais naturelles.

Or, depuis le début du XXe siècle, ce monde déterministe, donc prévisible, se dérobe peu à peu pour faire place à un monde où domine l’imprévisible, le chaos, la complexité, l’auto-organisation des systèmes dynamiques, appelant une nouvelle Vision du monde et donc, pour ce qui nous concerne, et il faut bien le comprendre, une remise en cause radicale des règles de Gouvernance, tout comme la vision du monde née des découvertes scientifiques du Siècle des Lumières a révolutionné les règles de gouvernance héritées de 17 siècles de judéo-christianisme et dominées par la notion de « Pouvoir de droit divin » (est-il besoin de préciser que les détenteurs de cette forme de pouvoir n’y ont jamais tout à fait renoncé ?).

Tentant de traduire en langage politique cette leçon des “Lumières” et m’inspirant des travaux de ces “Nouveaux philosophes”, c’est en fait à une remise en question de plus de 10 millénaires de pratiques du pouvoir (apparues avec le néolithique) que je vous convie TOUTES et TOUS, en participant activement à ce blog car  :

Nous avons besoin de chacun d’entre vous !




samedi 14 janvier 2012

“Le monde sera ce que nous en ferons"

Après m’être présenté (virtuellement) aux présidentielles de 1995, avec l’insuccès que vous savez, j’ai médité ce petit conte chinois en forme d’allégorie et ai décidé de récidiver en 2012 car la situation est trop grave, de l’avis général, pour que TOUT ne soit pas tenté dans la recherche de solutions aux redoutables problèmes qui vont assaillir les prochaines générations, celles de nos enfants et petits-enfants, si nous laissons les choses aller en l’état.

“Le monde sera ce que nous en ferons” disait Einstein. Que celles et ceux qui en ont pris conscience se mobilisent, se concertent, s’entraident, en un mot s’auto-organisent pour PENSER et CRÉER ce XXIe S. qui risque fort, sinon, de tourner bien vite à l’apocalypse.

Internet, si décrié par certains, sera lui aussi ce que nous en ferons. Il peut, il DOIT être un outil extraordinaire sous nos doigts comme l'est ci-dessous la cithare de Cheu-wenn et nous aider à transformer le monde.

 « Quand P'ao-pa touchait sa cithare, les oiseaux dansaient, les poissons sautaient.

Désirant acquérir le même talent, Cheu-wenn quitta sa famille, pour s'attacher à Cheu-siang. Il passa d'abord trois années entières à s'exercer au doigté et au touché, sans jouer aucun air. Le jugeant peu capable, Cheu-siang finit par lui dire :
- Vous pourriez retourner chez vous...

"Déposant sa cithare, Cheu-wenn dit en soupirant :
- Non, je ne suis pas incapable, mais j'ai un but, un idéal plus haut que le jeu classique ordinaire ; je n'ai pas encore ce qu'il faut pour communiquer aux êtres extérieurs l'influence issue de mon cœur ; voilà pourquoi je n'ose pas faire résonner ma cithare : elle ne rendrait pas encore les sons que je voudrais. Puisqu'il faut que je parte, je pars ; mais ce ne sera qu'une absence ; nous nous verrons bientôt. De fait, pas bien longtemps après, Cheu-wenn revint chez Cheu-siang.

- Où en est votre jeu ? lui demanda celui-ci.
- J'ai réalisé mon idéal, dit Cheu-wenn ; vous allez voir...

"On était alors en plein printemps. Cheu wenn toucha la corde Chang, qui répond au tuyau Nan et à la saison d'automne ; aussitôt un vent frais souffla et les fruits mûrirent. Quand en automne, il toucha la corde Kiao, qui répond à la cloche Kia et à la saison du printemps, un vent chaud souffla, et les plantes fleurirent. Quand, en été, il toucha la corde U, qui répond à la cloche Hoang et à la saison d'hiver, la neige se mit à tomber et les cours d'eau gelèrent. Quand en hiver, il toucha la corde Tcheng, qui répond au tuyau Joei-pinn et la saison d'été, les éclairs brillèrent et la glace fondit. Enfin, quand il toucha simultanément les quatre cordes produisant l'accord parfait, une douce brise souffla, de gracieux nuages flottèrent dans l'air, une rosée sucrée tomba du ciel, et des sources vineuses jaillirent de la terre...

"Frappant sa poitrine et bondissant en marques de regret, Cheu-siang dit :
- Quel jeu vous possédez ! Il égale ou surpasse en puissance celui de Cheu-k'oang et de Tseou-yen. En votre présence, ces maîtres devraient déposer la cithare, et prendre le flageolet, pour vous accompagner. »

Lie-Tzeu, in Jean Grenier - l'Esprit du Tao ; éd. Champs-Flammarion.