« Tu ne changeras jamais les choses en combattant ce qui existe déjà.
Pour changer les choses, construis un nouveau modèle qui rendra l’ancien obsolète.»
R. Buckminster Fuller

De la théorie...


"La différence entre l’homme politique et l’homme d’État est la suivante:
le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération".

James Freeman Clark

"La politique est chose trop sérieuse pour être confiée aux hommes politiques".
(Paraphrase de G. Clemenceau)

"Le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous"


Prolégomènes
(Principes préliminaires à l’étude d’une question)


Introduction

En 1962, Pierre Mendès France écrivait dans son livre "Pour une république moderne" :

"Un peuple n'est libre que dans la mesure où il n'abdique pas l'exercice de sa souveraineté entre les mains d'une seule assemblée, d'un seul parti, d'un seul homme (c'est moi qui souligne)... La démocratie de l'État peut elle vivre si le plus grand nombre possible d'individus ne participe pas directement à la gestion des affaires ? Non, car la démocratie ne se localise pas au sommet. Le bulletin de vote demeure symbolique si le citoyen se satisfait de cette forme de souveraineté... Pour bâtir une démocratie réelle, le concours de tous sera indispensable. Il n'y aura pas de démocratie si le peuple n'est pas composé de véritables citoyens agissant constamment en tant que tels".

Bien entendu, on ne peut plus penser une démocratie réelle comme l’était la démocratie directe dans l’Athènes antique.

S’il est une leçon à tirer du siècle des Lumières qui a embrasé l’Europe entière dans les années 1700, c’est bien que la Nature doit être notre premier maître à penser : Le monde crée nos pensées, nos pensées créent le monde.
(Voir notre blog "Rendre le monde compréhensible")


Il ne saurait être bien sûr question de l’imiter servilement mais bien plutôt avec le plus grand discernement.

Nouvelle vision du monde : rendre le monde compréhensible

Selon Pierre Rosanvallon, animateur de "La République des idées" l'une des missions de la politique serait de "rendre notre monde compréhensible".

Après 150 ans de découvertes prodigieuses dans tous les domaines de la science, de la connaissance (cosmologie, physique, chimie, biologie, neurobiologie. génétique, anthropologie, psychologie, sociologie, ethnologie, éthologie, écologie...), nous allons devoir mettre notre conception de l'homme et nos comportements en cohérence avec ces découvertes et en tirer toutes les conséquences sur le plan politique. Ce sera la mission de notre génération. Nos modèles actuels sont inspirés, en effet, de conceptions datant pour la plupart du XVIII siècle, le siècle des Lumières justement.

"Cette relation de l'homme et de l'univers donne une double importance aux connaissances scientifiques et à la poursuite des programmes de recherche. Non seulement la science nous dit comment le monde est fait, mais elle nous procure aussi des documents indispensables à la préparation des dossiers propres à éclairer les décisions morales. De surcroît, les “visions du monde” qui émergent des connaissances à une époque donnée influencent la pensée philosophique de cette époque et, par ricochet, ce qu'on a appelé fort joliment l'“esprit des lois”.
 (H. Reeves, Malicorne, Ed. du Seuil)

Réductionnisme versus complexité
Afin de mieux étudier la Nature, la science a dû se spécialiser à outrance en réduisant chaque problème rencontré en ses composants élémentaires, au point de rendre notre monde totalement incompréhensible.
C’était oublier que "Tout dans l’univers agit, réagit, inter-agit, rétro-agit, inter-rétro-agit" selon l’expression d’Edgar Morin, introduisant ainsi le concept de complexité, seul capable, paradoxalement, de rendre notre monde compréhensible.

Voir l'ouvrage : "Déterminismes et complexités : du physique à l'éthique : Autour d'Henri Atlan"


Approche systémique, approche holistique, pensée globale
L'approche systémique
Pour gérer l'incertitude
et la complexité
d'Arlette Yatchinovsky
Le concept de complexité renvoie à la notion de système car tout dans l’univers fait système (de la particule élémentaire à l'Univers tout entier, en passant par les individus et les sociétés).
Selon l'une des nombreuses définitions proposées pour le terme système, "Un système est un ensemble de structures cohérentes dont les éléments constitutifs, même détachés de leur contexte, en conservent la référence et restent indispensables à son bon fonctionnement, à son développement, ainsi qu’à son décodage" ou, plus sobrement : "Un système est un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon un certain nombre de principes ou règles".

La systémique,
penser et agir
dans la complexité
Il faut distinguer les systèmes naturels dans l'ensemble assez bien, voire très bien autorégulés grâce à la mise en place de nombreuses procédures de contrôles rétroactifs tenant compte à chaque instant de l'évolution de l'environnement, et les systèmes artificiels mis en place par l'Homme dans lesquels malheureusement, les procédures de contrôles rétroactifs citées plus haut sont trop souvent insuffisantes, voire absentes.

Or, il faut savoir que tout système, et en particulier les systèmes imaginés par l'homme, naissent, se développent, et après être passés par une apogée, vieillissent, déclinent et meurent. De plus, tout système est animé d’une logique interne finissant par échapper à tout contrôle et tend à aller au bout de cette logique, souvent jusqu’à l’absurde, parfois jusqu’à l’abject. 


“Aujourd'hui nous devons affronter la faillite de notre propre système capitaliste qui se trouve pris dans une contradiction fondamentale : pour augmenter ses profits, il lui faut réduire sa masse salariale ; ce faisant, il diminue son marché intérieur et, faute de pouvoir y écouler sa production, il accentue les risques de récession”. Écrits en 1988, ces propos apparaissent aujourd'hui comme visionnaires.

R. Dumont ‑ Un monde intolérable Seuil, 1988 


Rien dans l'univers n'a de sens, si ce n'est à la lumière de l'évolution
"Rien en biologie n'a de sens, si ce n'est à la lumière de l'évolution" affirmait le généticien russe Théodore Dobzhansky. Sans risques de nous tromper, nous pouvons remplacer l'expression "en biologie" par "dans l'univers", et nous obtenons l'une des maximes les plus pertinentes pour rendre le monde compréhensible : "Rien dans l'univers n'a de sens, si ce n'est à la lumière de l'évolution". Mais on raisonne toujours comme si les choses devaient rester figées. Bien des révolutions dans l'histoire ont éclaté pour n'avoir pas tenu compte de cette réalité inexorable (la chute du mur de Berlin suivi de l'effondrement du bloc soviétique dont on a fêté en 2009 le 20e anniversaire en est la plus éclatante illustration).

Exemple d'un système allant au bout de sa logique jusqu'à l'absurde : le Darwinisme social
C'est en observant la Nature précisément, lors d'un voyage resté célèbre sur le Beagle, que Charles Darwin en conclut à la théorie de l'évolution des espèces dont nous avons célébré en 2010 le 150e anniversaire.
On sait l'émoi, voire le scandale  provoqué par cette théorie dans l'Angleterre aristocratique et puritaine du XIXe siècle. L'une de ses conclusions cependant, mal interprétée, trouvait un écho favorable en pleine révolution industrielle, alors que la classe ouvrière, surexploitée, connaissait des conditions de vie inhumaines, si bien décrites par Charles Dickens.
(Voir le darwinisme social est il vraiment darwinien ?)

"Issues de la théorie darwinienne, les notions de “lutte pour la vie” et de “survie du mieux adapté” ont été souvent utilisées pour légitimer des comportements inhumains. On a voulu y voir la justification de la compétition outrancière et l'apologie du guerrier. “On trouve là en filigrane l'idée d'une morale “naturelle” selon laquelle il conviendrait de faire comme la nature. Ce qu'on observe dans la nature (ou qu'on croit observer) doit être pris sans discernement comme la norme de ce qu'il convient de faire".
(H. Reeves, Malicorne, op. cité).

Il faut savoir que cette interprétation, ce "détournement de pensée" ont été contestés par Ch. Darwin lui-même qui réagit à cette imposture intellectuelle en rédigeant en 1871 La Descendance de l’homme et la sélection sexuelle où il écrit, je le cite :

"Quant à nous, hommes civilisés, nous faisons au contraire, tous nos efforts pour arrêter la marche de l’élimination : nous construisons des hôpitaux pour les idiots, les infirmes et les malades ; nous faisons des lois pour venir en aide aux indigents ; nos médecins déploient toute leur science pour prolonger autant que possible la vie de chacun".

Mais rien n'y fit. C'est encore cette "vision du monde" qui prévaut, en particulier dans les pays anglo-saxons, et que l'on voudrait nous faire partager en France même.

Du déterminisme mécaniste à l'auto-organisation en passant par le chaos
Grande avancée dans l'histoire des sciences, le déterminisme (l'idée qu'une cause d'intensité donnée déterminera "mécaniquement" un effet proportionnel à cette intensité) doit être sinon contesté, du moins nuancé. Ce principe n'est valide que dans des conditions très particulières obligeant à isoler le système considéré. Mais, nous l'avons vu, aucun système ne peut-être totalement isolé de son environnement si ce n'est par la pensée.

La théorie qui prévaut désormais est la "théorie du chaos" illustrée par l'image bien connue du météorologiste Edward Lorenz disant à peu près ceci : "Le battement d'aile d'un papillon au-dessus de l'Amazonie peut provoquer une tornade dans le Kentucky" ; c'est-à-dire qu'une variation infime dans un système peut provoquer in fine des changements considérables, voire catastrophiques.
Cette théorie se vérifie chaque jour dans des domaines aussi variés que la météorologie, l'économie, la politique, la biologie, l'écologie…


L'auto-organisation
De la physique au politique
Afin que chaque catastrophe ne se termine pas en Apocalypse, dans le sens de fin du monde, la Nature a mis en place des processus d'auto-régulation, d'auto-organisation et ce sont ces processus d'auto-régulation, d'auto-organisation qui semblent aujourd'hui la réponse la plus pertinente aux défis multiples et variés auxquels l'humanité est confrontée.

En effet, sauf à croire en la providence divine, force est d'admettre que les systèmes dont il a été question ci-dessus, s'auto-régulent, s'auto-organisent, de telle sorte que le méta-système perdure. Selon quel principe, quels critères ? Cela reste un mystère. Hubert Reeves parle du principe de complexité, d'autres évoquent un principe de "cohérence", mais cela n'explique pas comment d'un Univers totalement chaotique on en est arrivé au degré d'intelligence atteint par l'homme, en passant par l'émergence de la vie sur terre, mais probablement aussi sur d'autres planètes dans l'univers susceptibles d'abriter la vie.

Pour que le méta système perdure, il est nécessaire que les sous-systèmes qui n'entrent pas en cohérence, soit s'adaptent, soit disparaissent. Telle est la problématique à laquelle est confrontée aujourd'hui l'humanité face aux dégâts faits à l'environnement.

Comment commence
la vie humaine
de Erich Blechschmidt
Mais l'embryogenèse représente à nos yeux, le modèle, le paradigme de l'auto-organisation. Songez qu'à sa conception, (je passerai sur la complexité extrême du processus final) la cellule germinale de l'embryon reçoit la moitié du génome paternel et la moitié du génome maternel. Ces deux demi-génomes vont se recombiner dans l'ovule fécondé ou zygote pour former le génome du nouvel individu.

Le mot génome désigne l'ensemble de l'information héréditaire d'un organisme. Cette information est présente en totalité dans chacune des cellules de l'organisme. Lorsqu'une cellule se divise, l'information est copiée et transmise aux cellules filles.

Le génome contient toutes les instructions nécessaires au développement, au fonctionnement, au maintien de l'intégrité et à la reproduction des cellules et de l'organisme. Ces instructions sont nommées gènes.

Cellules souches embryonnaires
Les premières cellules, appelées cellules souches sont totalement indifférenciées (la différentiation ne se produit qu'à partir de 16 cellules - voir l'article "embryogenèse humaine" dans Wikipédia). Pourtant, dès les premiers stades de l'embryogenèse, ces cellules se différencient pour former les unes la peau, les autres les organes internes (cœur, foie, reins…), les autres encore les cellules nerveuses et cela en fonction apparemment de la seule place occupée par la cellule au sein de l'embryon. Il est à noter que les cellules constituant le cœur vont très vite se mettre à battre spontanément afin d'assumer leur fonction.

La connaissance de ces processus d'auto-organisation partout présents dans la nature nous semble particulièrement précieux pour rendre, là encore, notre monde plus compréhensible.

Rationalisme/Conscience
René Descartes :
Le discours de la méthode
Héritage lui aussi des Lumières le rationalisme a représenté un progrès considérable au regard de l'obscurantisme qui prévalait encore au Moyen-âge et même à la Renaissance. Et c'est au nom de ce rationalisme que des philosophes comme Descartes en France ou Bacon en Angleterre ont fixé comme mission à l'Homme de, je cite "se rendre comme maîtres et possesseurs de la Nature".
Là encore, nous nous trouvons confrontés aux méfaits d'un système allant au bout de sa logique, jusqu'à l'absurde, ce qui est particulièrement vrai en matière économique, car c'est au nom de ce rationalisme que l'on licencie, que l'on pille, que l'on pollue, que l'on empoisonne même. Et c'est là que nous atteignons à l'abject !Aussi, ce rationalisme froid, totalement déshumanisé doit-il faire place à la conscience.Je veux parler ici de la conscience morale qui désigne le sentiment intérieur d’une norme du bien et du mal, qui nous dit comment apprécier la valeur des conduites humaines, qu’il s’agisse des nôtres ou de celles d’autrui. Nous pouvons également parler de sagesse, mais j'y reviendrai.

Représentations
Les Représentations
Sociales
Toute vision du monde passe nécessairement par des représentations, représentations qui restent figées et finissent bien souvent par se substituer à la connaissance réelle. Ainsi, l'image de la pyramide sert-elle bien souvent à représenter l'organisation des sociétés humaines. L'organisation pyramidale se caractérise par une hiérarchisation rigide des rapports entre supérieurs et subalternes, l'information ne circulant la plupart du temps que du sommet vers la base.
Cette forme d'organisation représente parfaitement des sociétés humaines telles que l'armée, l'entreprise traditionnelle (France télécom en est la triste illustration), mais également des organisations politiques se prétendant démocratiques. Combien de conseils municipaux, en particulier dans les petites communes, ne sont-ils pas dirigés par des maires autoritaires ne tolérant aucune critique ou initiative personnelle. C'est également, vous l'avez deviné, ce type d'organisation que privilégie notre Chef de l'État, et ce, jusqu'à l'absurde.

L'organisation en réseau
L'organisation en réseau :
mythes et réalités
Une nouvelle forme d'organisation est apparue ces dernières années dans des entreprises plus modernes, celles dites du tertiaires notamment, qui privilégie une circulation multidirectionnelle de l'information (à la fois du haut vers le bas, du bas vers le haut, mais également horizontalement). Inspirée des nouvelles technologies informatiques, en particulier internet, l'image qui sert à représenter ce type d'organisation est celle du "réseau" et constitue je pense, une véritable révolution conceptuelle.
Après ces quelques considérations qui devraient contribuer à rendre notre monde un peu plus compréhensible, venons-en à l'exposé des motifs qui nous incitent à préconiser une démocratie réelle.


Exposé des motifs

Des institutions d'un autre âge
L'équilibre général de nos institutions a été pensé il y a deux siècles quand moins de 5% des Français savaient lire et écrire, quand il fallait 6 jours pour aller de Marseille à Paris, quand le besoin de changement du pays était faible et quand les élites étaient très respectées. Aujourd'hui, 90% de la population sait lire; il faut une seconde à une information pour aller de Paris à Marseille et trois heures pour faire le chemin en TGV. Le besoin de changement est considérable et les "élites" ont terriblement déçu. De plus, dans de nombreux réseaux de la société civile, la capacité d'expertise sur un sujet donné est supérieure à celle que l'on trouve dans le cabinet d'un Ministre car ces réseaux rassemblent universitaires et gens de terrains; ils ont le souci d'organiser des débats contradictoires avant de définir leurs projets. Ils se "branchent" de plus en plus souvent sur ce qui se fait à l'étranger et ont une liberté de parole et d'innovation bien plus importante que celle des cabinets ministériels.""Jamais les citoyens n'ont été aussi bien formés et informés. Jamais ils n'ont pu communiquer entre eux aussi facilement. Jamais ils n'ont été aussi déçus par le manque d'imagination et d'audace de ceux qui détiennent le pouvoir. Tout cela plaide pour que l'on rebatte les cartes et que l'on redistribue vraiment les pouvoirs".Lu sur le site de la Nouvelle Gauche présidée par Pierre LarrouturouArticle intitulé précisément "Une démocratie réelle"
La fin des partis traditionnels ?
Comme tous les systèmes qui vont au bout de leur logique jusqu'à l'absurde, le système des partis politiques a atteint cette limite. Clientélisme, électoralisme (privilégier l'intérêt de son électorat au détriment de l'intérêt général), lobbying, forts soupçons de corruption,  sont les signes les plus visibles de cette déchéance et paralysent la vie publique.Nous assistons à la faillite des idéologies, des dogmatismes, la fin de l'“ldéolocratie” et par conséquent la fin des partis traditionnels qui se réclamaient de ces idéologies. (Le simpl(ism)e fait place au complexe).La baisse continue de la participation aux élections, l'indifférence face à un système politique qui paraît de plus en plus éloigné des préoccupations quotidiennes des citoyens, l'incapacité dans laquelle se trouvent les écologistes d'organiser un parti sur ce modèle marque bien la fin des partis traditionnels.

La "haine de la démocratie" de Jacques Rancière
Dans "La haine de la démocratie", Jacques Rancière met en évidence la véritable ligne de fracture dans la société française.

Tout d’abord, il convient de parler de la critique de la démocratie avec ses 2 formes historiques :

Première critique
: l’art des législateurs aristocrates qui ont voulu composer avec la démocratie en préservant deux biens, à savoir le gouvernement des meilleurs et la défense de l’ordre propriétaire (la rédaction de la Constitution américaine en est un bon exemple, nous dit Rancière).

Seconde critique : la lutte contre la démocratie formelle est la voie vers la démocratie réelle(Karl Marx)

L’histoire nous montre qu’il existe deux grands titres à gouverner : l’un qui tient à la filiation humaine ou divine, l’autre au pouvoir de la richesse. "Les sociétés sont habituellement gouvernées par une combinaison de ces deux puissances (…)" (p.53)."Les sociétés, aujourd’hui comme hier, sont organisées par le jeu des oligarchies. Et il n’y a pas à proprement parler de gouvernement démocratique." (p.59) "(…) la représentation n’a jamais été un système inventé pour pallier l’accroissement des populations. (…) Elle est, de plein droit, une forme oligarchique, une représentation des minorités qui ont titre à s’occuper des affaires communes. (…) La représentation est dans son origine l’exact opposé de la démocratie. Nul ne l’ignore au temps des révolutions américaine et française." (p.60) Je conclurai en disant que finalement, les hommes politiques ont confisqué, capté un héritage qu’ils avaient mission de transmettre aux citoyens et, avec le recul, force est de constater le bilan calamiteux de deux siècles de démocratie représentative (Guerres continuelles, colonisation, génocides, pillage des richesses naturelles, exploitation de l'homme par l'homme, pollution alarmante de l'air, de l'eau, des sols et sous-sols…), même s'il est parfois difficile de mettre directement en cause le rôle de la démocratie représentative.